Communiqué d’Ensemble ! 06 – OIN : mensonge et échec

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logo image à la une Le mensonge est aujourd’hui patent : l' »Éco-Vallée » n’a d’écologique que le nom.

                La voie de 40 m, les zones commerciales – créées ou étendues – le transfert du MIN (Marché d’intérêt national) déplacé sur des terres agricoles pour laisser la place à un Palais des congrès, les endiguements forcenés du Var créant une artificialisation accrue du cours jusqu’en son delta : tout cela démontre combien Estrosi et la droite bétonnent la plaine du Var et se moquent complètement de la préservation des terres agricoles et des espaces naturels.

                Celles et ceux qui ont espéré qu’en donnant plus de pouvoir à l’État à travers une Opération « d’intérêt national » (OIN) la bétonisation serait évitée, en sont pour leurs frais.

L’échec de l’ambition affichée à la création de l’OIN est tout aussi flagrant.

                Où sont les « grandes entreprises » de « prestige international » qui devaient implanter leurs sièges sociaux au bord du Var ? Même les tentatives de débauchage de celles installées à Sophia-Antipolis ont échoué. L’OIN devait pourtant devenir, selon ses promoteurs, le cœur économique d’un vaste territoire méditerranéen s’étirant de Toulon à Gênes!

               Et, non content de réduire à néant la possibilité d’un vrai poumon vert à la porte de Nice, l’engouement bétonnifère des « aménageurs » aggrave les problèmes de déplacements. Leur seule réponse à ce jour comme solution à ce problème : l’affichage des dates de matches et de concerts sur les panneaux lumineux de l’A8 et de la voie rapide accompagné de ce conseil… « Prenez vos précautions »! Pourtant, les difficultés ne feront que s’aggraver à l’ouverture du MIN (en rive droite du Var) et de la zone commerciale « Ikea » du côté du stade.

                S’il est trop tard pour revenir en arrière sur ce qui a été déjà volé à la nature et à l’agriculture, exigeons de vraies mesures d’urgence pour les déplacements sans attendre la réalisation de la ligne 3 du tram, engageons la réflexion sur l’utilisation de la ligne des chemins de fer de Provence pour une desserte locale depuis le centre de Nice, avec passage en rive droite entre Nice et Carros, et sur les déplacements doux mis à mal dans l’enchevêtrement de multiples voiries routières et autoroutières.

            Il n’est pas trop tard pour réaffirmer qu’un autre aménagement, écologique, agricole et démocratique de la plaine du Var, c’est nécessaire et c’est possible !

Dimanche 13 mars 2016

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