REPORTY À LA TRAPPE : CAMOUFLET POUR ESTROSI, VICTOIRE POUR LA DÉMOCRATIE – Communiqué d’Ensemble ! Nice

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Pour ENSEMBLE! Nice, le camouflet infligé au maire de Nice par la CNIL est une victoire de la démocratie. Mais Estrosi, en autocrate qu’il est, nie ces réalités en déclarant que la CNIL et touˑteˑs celles et ceux qui se sont opposéˑeˑs à son initiative, font le jeu « des terroristes et de ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie ».

Ces déclarations délirantes transforment les défenseurˑeˑs des libertés en alliéˑeˑs objectifˑiveˑs des terroristes. C’est à la fois indécent, dangereux et totalement irresponsable de la part d’un « responsable » politique dans le contexte actuel qui a vu notre ville et la France touchées par des actes terroristes meurtriers.  Lire la suite

Un préfet quatre fois hors-la-loi ? Une autre république, citoyenne et autogérée ! – Communiqué d’Ensemble ! 06

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Le préfet des Alpes-Maritimes aura réussi un exploit digne d’un livre des records : avoir été désavoué quatre fois en moins d’un an par la justice !

Le Tribunal Administratif avait déjà reconnu le 31 mars puis le 4 septembre 2017 que le préfet avait porté atteinte au droit d’asile.

Depuis, c’est au sujet de reconduites à la frontière de mineurs que l’action de ce préfet a été condamnée par la justice, le 22 janvier puis le 23 février 2018, pour « atteinte grave et manifestement illégale portée à une liberté fondamentale ».

Il est temps de dire : ça suffit ! Lire la suite

Et un de plus ! Jusqu’où iront-ils ?

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Communiqué d’Ensemble ! Nice – samedi 17 février 2018

Utiliser la technologie électronique pour « sécuriser » l’entrée du lycée des Eucalyptus à Nice,avec une vidéosurveillance au faciès : telle est l’idée « saugrenue » imaginée par Mr Muselier, président de la région PACA, soutenue publiquement par le maire de Nice et acceptée par le Proviseur du dit lycée.

Depuis le début de l’année, dans notre ville, nous assistons, à une surenchère sécuritaire inédite :

C’est d’abord le maire de Nice qui  impose « reporty », outil moderne de délation, puis la police municipale qui , sous prétexte de tranquilliser les esprits, prendra position dans les écoles primaires et maintenant voilà un nouveau projet liberticide encore plus invasif qui concerne le contrôle des élèves et des personnels dans un lycée de Nice. Force est de constater que le chantage à la peur entraîne la mise en place de mesures de plus en plus disproportionnées et autoritaires.

L’utilisation à outrance de la  technologie électronique ou l’incongrue intrusion de la police dans les lieux voués à l’apprentissage de la liberté et du « vivre ensemble » que sont nos écoles, nos lycées et l’espace public, n’assureront jamais la paix et la démocratie, n’en déplaise à nos donneurs d’ordre institutionnels !

Ce sont de débats éclairés et sereins, de formation à l’esprit critique, de rapports de confiance et de bienveillance dont ont besoin à la fois les élèves de tous âges, les personnels et l’ensemble des citoyen-ne-s.

Bref, de pédagogie et de démocratie, non de démagogie et de vidéo-surveillance !

Communiqué d’Ensemble ! 06 – Contre la haine : Solidarité, accueil digne des réfugié-e-s et liberté de circulation !

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Depuis maintenant plusieurs mois, des groupuscules d’extrême droite racistes et violents mènent une campagne contre le sauvetage et l’accueil des réfugié-e-s qui traversent la Méditerranée. Vendredi 30 juin, cette campagne se poursuit à Nice : il s’agit de lever des fonds afin de financer des actions pour empêcher les ONG de sauver des vies et d’éviter les drames qui se multiplient en mer depuis maintenant trop d’années et qui ont coûtés la vie à plusieurs milliers de réfugié-e-s.

Ensemble ! 06 condamne ces actions qui sous couvert de « défendre l’Europe » sont un appel à la haine et au crime.

Nous savons ce que ces idées et actes racistes peuvent avoir comme conséquences et nous refusons que les crimes dont l’histoire est jalonnée se répètent indéfiniment.

Ensemble ! 06 refuse que l’extrême droite puisse, en toute impunité, mettre en œuvre ses « rêves » nauséabonds d’épuration ethnique qu’elle camoufle sous les termes de « grand remplacement » et de « remigration ».

Nous réaffirmons, contre la haine, notre solidarité avec les réfugié-e-s et les migrant-e-s.

Nous lutterons pour un accueil digne et nous serons au côté des citoyen-ne-s solidaires qui, dans la Roya comme à Calais, font ce que les pouvoirs publics se refusent à faire : accueillir dignement des femmes, des hommes et des enfants qui fuient la mort. Des citoyen-ne-s solidaires persécuté-e-s par les autorités alors qu’ils/elles pratiquent la plus élémentaire fraternité.

Aujourd’hui, les frontières tuent en Méditerranée comme dans toute l’Europe.

Face à la haine, ouvrons les !

12 mars – Manifestons contre l’état d’urgence permanent et la déchéance de nationalité

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samedi 12 mars 2016 à 14h30 Place Masséna à Nice

En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société tout entière, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement. Il a été prolongé une deuxième fois jusqu’au 26 mai. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour « un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la nation ». Ce projet de loi a été voté à l’Assemblée nationale. Il sera débattu au Sénat à partir du 16 mars. Lire la suite

Communiqué d’Ensemble ! 06 – Contre l’état d’urgence permanent et la déchéance de nationalité

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Notre réponse : mobilisations citoyennes, solidarité et égalité des droits

Le 10 février 2016, l’Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi constitutionnelle dit de « protection de la Nation » qui, sous prétexte de lutter plus efficacement contre le terrorisme, vise à faire entrer dans la Constitution la déchéance de nationalité et l’état d’urgence.

Lançant un débat malsain, le gouvernement Hollande/Valls souhaitait dans un premier temps étendre la déchéance de nationalité aux français-es né-e-s binationaux/ales. Cette proposition s’est ensuite transformée en « déchéance pour tous », assumant la possibilité de faire des apatrides au mépris de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et de la Convention européenne sur la nationalité, signée mais jamais ratifiée par la France, argutie juridique parfaitement hypocrite. Se déshonorant par la reprise d’une proposition d’extrême droite, le gouvernement participe à l’instauration d’une société de la suspicion et suscite la division dans la population.

La constitutionnalisation de l’état d’urgence a pour objectif d’accentuer les atteintes aux libertés et la quasi impunité de l’exécutif permises jusque-là par la loi de 1955. Elle s’accompagne d’un projet de « lutte contre le crime organisé et le terrorisme réforme de la procédure pénale », lourd de danger pour les libertés en faisant passer dans le droit commun des procédures jusque-là réservées à l’état d’urgence, mais aussi d’une nouvelle proposition de prorogation pour trois mois. Mais l’état d’urgence est inutile et même contre-productif dans la lutte nécessaire contre le terrorisme1 qui a, avant toute chose, besoin de moyens humains d’investigations et de perspectives à long terme.

L’ensemble de ces projets qui instaure un état d’urgence permanent ne fait qu’aggraver le climat anxiogène de la période et fragilise les mobilisations citoyennes qui sont plus que jamais nécessaires pour affirmer qu’un autre monde est possible.

Comme un nombre croissant de citoyens et de citoyennes, de juristes et de magistrat-e-s, d’associations pour la démocratie et les droits humains, de forces syndicales et politiques ayant participé aux manifestations du 30 janvier à Nice et dans plus de 70 villes de France, Ensemble ! 06 exige la fin immédiate de l’état d’urgence et le retrait du projet de loi de « protection de la Nation » et de tous les projets de loi visant à aggraver les atteintes aux libertés.

A la déchéance de nationalité, Ensemble ! 06 répond par l’exigence de solidarité et d’égalité des droits à commencer par le droit de vote des étranger-e-s à toutes les élections.

L’urgence est à la mobilisation durable et citoyenne de la société pour sa propre protection et pour des alternatives solidaires dans nos quartiers et nos territoires.

Lundi 15 février 2016

1Voir l’analyse collective (syndicats de magistrats et d’avocats, associations, juristes) de l’état d’urgence et de sa constitutionnalisation réalisée fin janvier « L’urgence d’en sortir » : https://www.laquadrature.net//files/Analyse_regime_juridique_etat_urgence.pdf

Un obscur désir de protéger la nation – Nacira Guénif

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L’effondrement de l’exécutif de gauche qui met en place un répertoire policier et sécuritaire puise ses racines dans un passé récent où la déchéance des citoyens de seconde zone est devenue la norme et dans un passé plus ancien qui hante le tandem Hollande-Valls.

           Se prévalant d’un état d’urgence en voie de constitutionnalisation, un gouvernement socialiste qui n’en est plus à un reniement près, vient d’infliger un nouveau camouflet aux citoyens de seconde zone qui ont pourtant contribué à son élection. Alors qu’ils demandaient depuis 30 ans le droit de vote des étrangers, pour affirmer la dignité de leurs parents, il leur est répondu par la gifle cinglante de la déchéance de nationalité. Lire la suite

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

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image001Manifestons samedi 30 janvier 2016

à 14 h 30 Place Garibaldi à Nice

 En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société tout entière, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de « crimes constituant une atteinte grave à la vie de la nation ». Lire la suite

La Génération Bataclan contre les forces de la violence et de la mort – Déclaration de la Coopérative Ecologie Sociale

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10156175_1016945528365862_5406403988516479434_nNous publions cette déclaration de la coopérative Ecologie Sociale comme contribution au débat suite aux attentats du 13 novembre à Paris. C’est un regroupement militant, né au sein de la gauche d’EELV qui se définit de cette manière : « Ce nouvel espace militant se définit comme une coopérative politique transpartidaire qui défend la perspective d’une écologie de libération, en rupture avec le capitalisme vert. Mouvement d’idées et d’éducation populaire, agissant dans le mouvement social et sur le champ politique, la coopérative politique Ecologie sociale vise à organiser un débat stratégique sur les perspectives de l’écologie politique et sur ses alliances avec la gauche radicale et citoyenne. »
Sergio Coronado, un des 6 député-e-s qui a voté contre l’état d’urgence, en est un animateur et Ensemble ! a des contacts réguliers et étroits avec Ecologie Sociale notamment à travers l’organisation de débats avec la gauche d’EELV à Paris.
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Communiqué d’Ensemble ! – Non à l’état d’urgence

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CLR_etoilesLes députés viennent d’approuver la prolongation de l’état d’urgence, députéEs du Front de gauche incluEs.

Pour « Ensemble! », si des mesures sont nécessaires pour assurer la sécurité des populations, l’état d’urgence fait peser de graves menaces sur les libertés publiques et le droit de manifestation. Déjà, plusieurs manifestations ont été interdites : celles contre les violences faites aux femmes le 21 novembre, en solidarité avec les réfugiéEs le 22 novembre, et, à l’occasion de la Cop 21, les 29 novembre et 12 décembre. Ce dispositif s’inscrit dans un processus de durcissement constant des textes législatifs parallèlement à une réduction des moyens de la police et de la justice. Lire la suite