Texte d’orientation d’Ensemble ! – Pour une « Gauche Debout » !

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Poser les jalons d’une alternative écologique, solidaire et démocratique

1) Un mouvement inédit aux fortes exigences politiques

La situation politique est marquée par un retour sur le devant de la scène des mobilisations sociales : lutte contre la déchéance de nationalité, mouvement large et multiforme contre la loi « El Khomri », poursuite de la bataille contre le projet de Notre Dame des Landes dans la perspective du référendum local et développement des mouvements contre l’extractivisme. L’horizon ne se limite pas à la peur, au repli sur soi et à la concurrence de tous contre tous. Des énergies existent pour porter des exigences sociales, démocratiques et écologiques.

Le développement de la mobilisation contre la loi « El Khomri » en particulier a constitué un basculement de situation. Le rejet massif de ce projet s’est exprimé massivement sur les réseaux sociaux qui ont décuplé l’écho des initiatives (pétition en ligne, vidéos « on vaut mieux que ça »…). Le mouvement s’est développé en articulant des journées d’action des organisations syndicales opposées au projet de loi, un mouvement autonome de la jeunesse lycéenne et étudiante qui a été confronté à une répression policière brutale, des occupations de places à travers l’appel aux « Nuits Debout » qui se sont enracinées dans de nombreuses villes.

Cette articulation entre différents types de mobilisations, associant les organisations du mouvement ouvrier et de nouvelles formes d’action et de nouvelles générations qui se nourrissent et se renforcent les unes les autres, a un caractère inédit. Le mouvement est porteur de fortes exigences politiques. D’abord, en posant avec force la question du travail, de la précarité, de l’exclusion, des conditions de travail de plus en plus en difficiles, de l’exploitation patronale, il contribue à la reconstruction d’une conscience commune au monde du travail et à la jeunesse. Ensuite, par la force de l’exigence démocratique, exprimée notamment dans les assemblées des Nuits Debout, du refus de la confiscation de la parole, de la nécessité de réinventer de nouvelles formes démocratiques et de participation réelle à la vie collective. Cette situation est riche de nombreux espoirs, pour redonner du souffle à la question d’une alternative à la société actuelle.

À travers ce mouvement, des expériences s’accumulent, des évolutions se produisent, qui seront autant de forces motrices pour nourrir la reconstruction d’une alternative politique à laquelle nous voulons contribuer. Ce mouvement peut aussi fournir un cadre large pour l’élaboration et la défense d’une plate-forme de revendications à court et moyen termes aux élections locales, nationales et européennes.

2) Déconnexion du paysage politique, crise à gauche et espoir de reconstruction d’une alternative

Le mouvement social met en évidence la rupture entre les exigences populaires et la représentation politique actuelle. Depuis des années, l’abstention, le rejet des institutions avaient témoigné de l’ampleur de la crise démocratique qui travaille le pays. La politique de François Hollande depuis 2012, mise en œuvre par Jean-Marc Ayrault au nom de la compétitivité et de la réduction des déficits publics, puis amplifiée par Manuel Valls avec le « Pacte de Responsabilité », a représenté un véritable « adieu à la gauche » de la part du pouvoir en place. La proposition de déchéance de nationalité, inspirée de l’extrême droite, et le projet de loi Travail ont marqué la rupture pour des milliers d’hommes et de femmes de gauche avec François Hollande. Celui-ci a perdu sa majorité de gauche à l’Assemblée, il doit passer par le 49.3 ou par l’accord avec la droite pour faire adopter ses projets les plus contestés. C’est une crise de légitimité qui est ouverte. Le choc entre les exigences sociales et démocratiques de plus en plus fortes et cette politique provoque de forte tensions, et pourrait amener à des départs et des ruptures significatives dans et autour du PS.

Le projet de François Hollande, Manuel Valls et d’Emmanuel Macron est de recomposer la gauche en rupture avec ses racines historiques, de rendre possibles les alliances gouvernementales avec la droite, d’aller jusqu’au bout de la transformation du PS en parti centriste d’orientation libérale. Cette dérive droitière est celle que la majorité des partis sociaux-démocrates en Europe ont suivi, cherchant des alliances à droite pour accompagner la financiarisation et la mondialisation du capital, en opposition avec des politiques de régulation sociale que parfois appliquaient les gauches au pouvoir. François Hollande parie sur la tripartition du paysage politique, laquelle, face à la menace d’un nouveau 21 avril en 2017, obligerait à « l’unité » derrière le pouvoir en place et permettrait d’effacer le bilan du quinquennat. Mais, alors que les mouvements sociaux reviennent au premier plan, la nécessité d’une alternative de gauche aux politiques gouvernementales ne disparaît pas. C’est celle-ci qu’il faut construire pour permettre de redonner espoir à tou-tes celles et ceux qui aujourd’hui refusent de se résigner. L’année 2017 est une étape importante pour que se crée une dynamique de reconstruction d’un véritable front des forces militant pour une alternative de gauche. Le rassemblement auquel nous souhaitons contribuer suppose que nous menions avec détermination la lutte contre tous les racismes (racisme anti-rroms, islamophobie, racisme anti-noirs…) ainsi que l’antisémitisme et contre toutes les discriminations.

Ces questions sont d’autant plus vitales que les forces de droite et d’extrême droite sont aujourd’hui en position de force. Elles sont capables de polariser le débat politique, idéologique et culturel, en s’appuyant sur des mobilisations puissantes (Manif contre le mariage pour tous…). L’extrême droite menée par Marine Le Pen poursuit son enracinement et renforce sa position de « candidate au pouvoir ». La droite, traversée par de fortes divisions, réorganise ses forces, travaille à sélectionner son leadership, et pourra s’appuyer sur le bilan du quinquennat de Hollande pour poursuivre la mise en œuvre des contres réformes libérales et l’adaptation de la société française aux exigences du capital financier.

3) Les difficultés de l’alternative à gauche depuis 2012, trouver le chemin pour un rassembler toutes les énergies

Depuis 2012, face à la politique de Hollande, il a fallu du temps pour que le peuple de gauche sorte de la résignation, passe de la désorientation et de l’apathie à la résistance active. Les mobilisations et les résistances se sont retrouvées isolées et ont subi des défaites. Sur le terrain de l’alternative politique, malgré la réussite de plusieurs marches et manifestations massives (contre le Traité européen, l’austérité, la Vème République), malgré la présence de candidatures illustrant une opposition claire à la politique gouvernementale (législatives, cantonales, régionales, européennes), la dynamique du Front de gauche n’a pas été portée par un élan mobilisateur venant du mouvement social et il n’a pas réussi à élargir son rassemblement et à déboucher sur la constitution d’une nouvelle force à la hauteur du potentiel qui s’était exprimé et de l’espoir qu’il avait suscité.

L’épuisement du Front de gauche résulte essentiellement des contradictions entre ses partenaires, qui n’ont pas développé une stratégie cohérente pour sa construction. Le PCF revenant parfois à des alliances avec le PS aux municipales et n’envisageant pas l’émergence d’une nouvelle force politique, le PG s’aventurant vers des échappées unilatérales (M6R, « initiatives citoyennes » discutables…). Des logiques de rapports de force ont parfois dominé, et la tentation de rassembler autour de soi-même l’a souvent emporté sur la nécessité de créer un cadre et une dynamique collective permettant l’engagement citoyen. Enfin, le Front de gauche n’a pas réussi à apparaître porteur de l’espoir possible d’une autre société, ni d’alternatives crédibles à la politique gouvernementale. Pour sa part, Ensemble n’a pas réussi à peser suffisamment, à être une force de proposition pour permettre de trouver une issue à la crise du Front de gauche.

Le Front de Gauche, au niveau national, est actuellement fortement paralysé du fait de l’absence de stratégie commune pour la présidentielle. Pour autant, la discussion n’est pas close, dans le PCF comme dans le PG. Nous ne nous résignons pas à cette division du Front de gauche, à l’image des citoyen-nes et militant-es qui l’ont exprimé récemment, notamment celles et ceux qui avaient créé localement des assemblées ou des collectifs qui leur ont permis d’agir et de réfléchir ensemble. Il est essentiel de ne pas tirer un trait sur les acquis de ce qu’a représenté le Front de gauche, il constitue une expérience de convergence qu’il faut développer et élargir. L’ « Humain d’abord » reste une référence, qui reste à enrichir et à actualiser, en termes d’élaboration collective d’un programme alternatif à gauche. Il faut transformer le Front de gauche pour qu’il devienne l’acteur d’un rassemblement plus large, populaire et citoyen. Il faut partir de ce qui existe pour engager aujourd’hui une nouvelle forme de rassemblement ou d’alliance, en travaillant avec d’autres partenaires de la gauche d’alternative, tenant compte des erreurs passées, permettant l’implication citoyenne et portant une stratégie cohérente. Le rassemblement du Front de Gauche et d’EELV, de Nouvelle Donne, de forces citoyennes a constitué des points d’appui positifs lors des élections départementales et régionales.

L’enjeu reste aujourd’hui, et à partir d’un bilan critique du Front de Gauche, de donner corps à une nouvelle coalition porteuse d’espoir, un rassemblement, une coalition ou un front d’une gauche de transformation sociale, populaire et citoyen, combinant présence de forces politiques et sociales et engagements citoyens dans des collectifs prenant part aux décisions essentielles. L’actuel mouvement social avec ses formes de mobilisation nouvelles appelle à renouveler les pratiques dans toutes les constructions politiques envisagées si on souhaite poser les jalons d’une nouvelle gauche. L’objectif stratégique présent à la création du Front de Gauche n’était pas de reconstituer une politique de type « gauche plurielle », mais de rassembler une alternative sans concessions au libéralisme et contester l’hégémonie du PS dans la gauche et son électorat, et gagner une majorité. Cet objectif reste le notre et ne peut être mis en œuvre sans reprendre cette démarche.

4) 2017 : le rassemblement d’une alternative de gauche est possible !

Pour 2017, notre objectif est que toutes les forces de gauche (partis, courants, mouvements, collectifs citoyens, réseaux, en particulier liés à Nuit Debout…) opposées à la politique gouvernementale s’unissent et se rassemblent autour d’un projet et de candidat-es commun-nes à la présidentielle et aux législatives.

La force du mouvement social ouvre des possibilités nouvelles pour reposer la question d’une alternative politique. C’est une chance pour déjouer le piège du tripartisme entre la droite, le Front National et la gauche de Valls et Hollande. Nous voulons favoriser dans les mobilisations l’expression de leur potentiel politique. Ce mouvement a notamment reposé la question de l’initiative citoyenne et populaire et celle de la construction d’une réelle politique de gauche qui soit majoritaire dans la rue et dans les urnes. Ce qui est en jeu de manière encore plus urgente aujourd’hui, c’est l’élaboration d’une politique alternative qui batte durablement la droite et l’extrême droite et la politique gouvernementale. Cette alternative doit être portée par une dynamique large, unitaire et démocratique rassemblant les forces de la gauche de transformation sociale et écologique. Nous voulons rassembler le Front de Gauche, la France insoumise, EELV, les socialistes critiques, Nouvelle Donne, le NPA, les organisations et militants des mouvements sociaux, les forces citoyennes, dès maintenant dans les mobilisations comme en 2017, autour d’un programme et de candidatures de rupture.

Un rassemblement pour une alternative sociale, écologique et démocratique en développant les propositions suivantes (cf. document publié par Ensemble mesures d’urgence pour rassembler une alternative) :

  • pour en finir avec l’austérité́ et contre la casse du Code du Travail,
  • pour le partage du travail et des richesses,
  • pour le développement de l’économie sociale et solidaire,
  • pour développer de façon écologique des productions industrielles et agricoles qui assurent la préservation de notre environnement
  • pour l’engagement de la transition énergétique et l’arrêt des grands projets inutiles,
  • pour l’accès de tou-te-s aux droits fondamentaux (santé, logement…),
  • pour un véritable pouvoir de décision des citoyen-nes dans une 6ème République,
  • contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et toutes les formes de discriminations,
  • contre les replis nationalistes, la fermeture des frontières et les logiques de guerre,
  • pour une autre Europe émancipée de la domination des marchés financiers, des banques et des multinationales, en rupture avec les traités qui l’organisent (Maastricht, Lisbonne, TAFTA…),
  • pour l’accueil des réfugié-es, pour la paix dans la justice et le respect des droits des peuples, pour la coopération et la solidarité́ internationale.

Un rassemblement populaire et citoyen, ouvert et dynamique, qui soit porteur d’un nouvel espoir face à une gauche de droite, à une droite réactionnaire et libérale et à un Front National toujours plus menaçant. Un rassemblement dont le mouvement social en cours contre la loi travail renforce le besoin. En même temps qu’il le reconfigure avec l’émergence d’une nouvelle génération militante demandeuse d’innovation politique, de démocratie directe, d’horizontalité et d’auto-organisation. Et que s’y manifeste un désir de convergence des luttes et de jonction entre leurs différent-es animateurs-trices (syndicats, associations, assemblées Nuit Debout…) qui le nourrit et l’actualise.

Une volonté d’union pour une alternative à gauche s’affirme avec l’ « appel des 100 » initié avec des militant-es syndicalistes, associatifs-tives et politiques. Cela représente un point d’appui durable important pour avancer que nous travaillons à consolider et à amplifier pour contribuer à construire une base programmatique pour le changement politique par les luttes et les élections.

Ensemble ! mettra tout en œuvre pour que ce rassemblement se concrétise pour 2017 et les années qui suivront où le bilan de faillite du gouvernement Hollande Valls et l’extrémisation de la droite, après des décennies de néo-libéralisme, appelleront de profondes restructurations des forces qui combattent pour l’émancipation. Aussi, tous les choix engagés pour les élections de 2017 doivent partir de cette question : favorisent-ils cette reconstruction indispensable ?

Notre objectif est de créer un rassemblement d’un type nouveau, qui réponde aux aspirations qui se sont exprimées dans le mouvement social, profondément pluraliste, démocratique, horizontal, refusant la personnalisation des débats, et qui ne vise pas à se construire autour d’un seul courant ou d’une seule force politique. C’est un véritable mouvement populaire et citoyen qu’il nous faut viser.

Pour la Présidentielle, Ensemble défend une candidature de large rassemblement et ne se résigne pas à la dispersion des forces. Une proposition de candidature, critique du gouvernement, mais qui ne se situe pas dans une logique de rupture avec le libéralisme et de confrontation avec le patronat et la finance ne peut constituer une alternative.

Nous voulons que cette candidature résulte d’une construction collective impliquant toutes les forces concernées. Elle peut être celle de Jean Luc Mélenchon, seul candidat déclaré à ce jour, ou d’un-e autre candidat-e qui pourrait permettre de rassembler largement.

La proposition de candidature de Jean Luc Mélenchon a rencontré un large écho populaire et entraîne une dynamique militante. Mais le mouvement « La France insoumise » ne rassemble à ce jour qu’une partie des forces disponibles pour une alternative. Avec la mobilisation contre la loi travail, le mouvement des Nuits Debout, c’est un mouvement horizontal, pluraliste et démocratique, qui ne construise pas autour d’une seule force politique, dont il faut poser les bases.

Nous regrettons que cette candidature n’ait pas pu être discutée collectivement avec les formations du Front de Gauche, mais il existe un socle commun constitué par l’Humain D’abord.

Ensemble propose à Jean Luc Mélenchon et aux forces de la France insoumise d’engager des discussions sur les échéances présidentielles et législatives de 2017. Nous voulons débattre de la nature du rassemblement à construire, du programme à défendre et de voir comment sa candidature pourrait s’inscrire dans un cadre commun. Pour cela, Ensemble rencontrera dès juin 2016 Jean Luc Mélenchon et les forces de la France insoumise pour débattre de ces enjeux.

Dans le même temps, nous rencontrons toutes les forces concernées (Front de Gauche, EELV, Nouvelle Donne, NPA, socialistes en rupture avec le gouvernement, animateurs-trices du combat contre la loi travail…).

Pour les élections législatives, nous nous fixons comme objectif de réunir partout où c’est possible des candidatures communes de l’ensemble des forces de la gauche de transformation sociale. Il est possible de construire une plate-forme commune qui, sur cette base, permette d’engager le débat dans des circonscriptions et d’envisager des candidatures communes ou un soutien réciproque dans les circonscriptions et d’assurer l’élection de député-e-s vraiment à gauche. La division doit être évitée à tout prix pour éviter une nouvelle dégradation des rapports de force.

Nous proposons à tous d’organiser à la fin de l’année des assises de la transformation sociale et écologiste rassemblant toutes celles et tous ceux qui veulent affirmer leur opposition aux politiques austéritaires et sécuritaires menées alternativement par la droite et le Parti Socialiste.

Pour la présidentielle et les législatives, nous défendrons dans nos discussions avec ces partenaires :

  • que des groupes de base citoyens jouissant d’une grande autonomie soient constitués pour mener la campagne,
  • que des mécanismes démocratiques, à inventer en grande partie, soient mis en œuvre pour que ces groupes de base citoyens soient partie prenante de l’orientation et de l’organisation des campagnes présidentielle et législatives (réunions locales et nationales de ces groupes, modes de délégation),
  • Qu’une méthode soit décidée pour constituer un socle commun programmatique
  • que la campagne doit être nationalement et régionalement conduite par une équipe représentative des sensibilités politiques et des groupes de base citoyens ayant décidé́ de s’y associer, autour d’un porte-parolat collectif,
  • avec des méthodes répondant aux exigences démocratiques telles qu’elles s’expriment aujourd’hui dans le mouvement social (Nuit Debout, etc…).

Un Collectif National les 1er et 2 octobre 2016 fera le bilan de ces objectifs et décidera des modalités de poursuite du débat dans Ensemble (aboutissement d’un consensus, nouvelle consultation des adhérent-es).

Texte adopté le 12 juin 2016 par l’Assemblée Générale d’Ensemble!

Communiqué d’Ensemble ! – Valls dégage, la loi travail on n’en veut pas.

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300 000 personnes ont manifesté le 26 mai pour le retrait de la loi travail à l’appel de l’intersyndicale et des organisations de jeunesse. C’est un succès.

« Ensemble! » dénonce les violences policières et les arrestations arbitraires qui ont eu lieu aujourd’hui à Paris et dans plusieurs villes.

La montée en puissance des blocages, des barrages, de la grève dans des secteurs névralgiques de l’économie, comme les raffineries, les dépôts de carburant, les ports, les transports, les centrales nucléaires et thermiques fracture la cohésion gouvernementale.

En cause, l’article 2, celui qui est la charpente du texte de loi puisqu’il institue l’inversion des normes et donc le dumping social.

Bruno Le Roux et Michel Sapin qui envisageaient une réécriture de cet article 2 ont tous les deux été sèchement recadrés par M. Valls, droit dans ses bottes, comme A. Juppé en 1995.

Ni retrait, ni réécriture dit M. Valls de façon péremptoire, tout en rajoutant qu’il peut y avoir des modifications, sans savoir lesquelles.

Malgré les incessants reportages dans les médias sur les automobilistes à la recherche d’essence, majoritairement l’opinion publique, selon un dernier sondage, est contre la loi travail et fait porter sur le gouvernement la responsabilité des blocages.

Ce gouvernement est en pleine déroute et bloque par son entêtement toute solution à la crise sociale et politique en cours.

La généralisation des grèves et blocages, la convergence des luttes, la jonction entre Nuits debout et salariéEs : tout cela doit continuer et s’amplifier jusqu’au retrait de la loi travail.

Nous voulons un code du travail protecteur des droits des salariéEs pour le 21e siècle, pas d’un retour au 19e.

Valls doit démissionner et la loi travail être retirée.

Le 26 mai 2016.

Communiqué d’Ensemble ! – Inadmissible cette escalade des violences policières !

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Comment répond le gouvernement à l’opposition majoritaire de la population à sa loi travail ?

Dans l’enceinte parlementaire par l’article 49.3 qui censure tout débat démocratique, pour masquer son absence de majorité.

Dans la rue, sur les barrages de grévistes, par des violences policières inadmissibles. Et par l’interdiction de manifestation pour des animateurs-trices du mouvement social.

Violences à Fos-sur-Mer où les grévistes, après la levée du barrage, sont pourchassé-es dans les rues, la Bourse du travail étant en état de siège.

Violences des interpellations qui se répètent à chaque manifestation, et notamment le 1er mai, dans les rues de Paris, Lille, Nantes, Rennes : manifestant-es frappé-es, trainé-es par terre !

A Fos-sur-Mer, deux salarié-es, dont l’un grièvement blessé, ont été les victimes d’un automobiliste qui a foncé sur un barrage.

A chaque fois, ce sont gazages massifs, utilisation répétée d’armes présentées comme non-létales mais qui blessent gravement, comme cet étudiant rennais qui a perdu un oeil suite à un tir de flash-ball, tirs tendus malgré leur interdiction.

Nombreux sont les témoignages sans aucun effet sur le comportement de la police.

Les forces de police n’hésitent pas à procéder à des arrestations arbitraires. C’est ce qui est arrivé, par exemple, à un camarade d’Ensemble!, syndicaliste CGT du secteur de la petite enfance à la ville de Paris, hier. Blessé à la tête, ce qui lui vaut 4 jours d’ITT, il est accusé de « lancement de projectiles », ce qu’il conteste.

Les méthodes musclées de maintien de l’ordre, dictées par le gouvernement, ont un but : pourrir les manifestations, décourager la participation populaire, réduire à néant le droit de manifester, criminaliser le mouvement social.

Pour « Ensemble! », ces violences policières sont indignes d’un état de droit. Nous les condamnons.

Nous exigeons l’abandon des armes dangereuses comme les flash-ball, la libération des manifestant-e-s arrêté-e-s.

Le 27 mai 2016.

Législative partielle – Déclaration de Philippe Pellegrini et Florence Ciaravola

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5ème circonscription des Alpes Maritimes

Un Front de gauche en progrès, un rassemblement à élargir encore

Ce dimanche une part significative des électeurs et des électrices de la 5ème circonscription des Alpes-Maritimes ont fait le choix de l’abstention.

Cela traduit une forte défiance de nos concitoyen-ne-s à l’égard d’une démocratie représentative qui les représente de moins en moins et où, réforme après réforme, les populations sont éloignées des centres de décisions.

Dans ce contexte, le Front National enregistre un score significatif. Les responsables de ces résultats du FN portent une lourde responsabilité.

– Les leaders de LR qui, à l’image d’E. Ciotti et de C. Estrosi, n’ont cessé de banaliser les thèmes de prédilection du FN (l’insécurité, la stigmatisation des immigré-e-s, des privé-e-s d’emploi, des salarié-e-s et des retraité-e-s…), dans l’espoir d’en capter l’électorat.

– Le gouvernement pour n’avoir fait que creuser la désespérance sociale.

Malgré cette situation, le Front de gauche enregistre une nette progression sur tous les derniers scrutins.

Nous remercions les électeurs et les électrices qui nous ont apporté leur suffrage et qui ont fait le choix du progrès social, de l’implication citoyenne et féministe, et de la transition écologique. Nous les invitons, ainsi que celles et ceux qui veulent construire l’espoir, à s’investir dès à présent, pour demain, avec nous et à élargir encore, dans une démarche citoyenne, le rassemblement qui a permis dans ce scrutin l’expression de l’alternative à gauche et de l’écologie au cœur.

Philippe Pellegrini et Florence Ciaravola

Candidat-e-s du Front de gauche

Communiqué d’Ensemble ! 06 – Toutes et tous ensemble, debout pour exiger le retrait de la loi travail

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70% de la population rejette ce projet de loi mais Hollande et Valls s’obstinent, n’entendent pas leur gauche et refusent de le retirer.

Le gouvernement tente de désamorcer la mobilisation avec quelques rectifications.

Mais le fond du projet reste le même : l’inversion des normes en faveur de l’accord d’entreprise, la banalisation des licenciements économiques, la démolition du code du travail et des éléments de protection des salarié-e-s face au patronat ; un avenir fait de précarité généralisée pour toutes et tous, en particulier pour les jeunes !

Aux journées de grève et aux manifestations, ont succédé les Nuits debout qui rassemblent dans un nombre grandissant de villes, à Nice et partout en France des centaines ou des milliers de participant-e-s.

Ainsi, non seulement le mouvement enclenché le mois dernier tient bon malgré les manœuvres de diversion, mais il s’élargit et s’approfondit.

A l’exigence de retrait de la loi travail s’ajoute la volonté de se réapproprier les places publiques et d’exiger une démocratie réelle comme à Tunis et au Caire en 2011 puis à Barcelone, à Madrid, à Athènes et ailleurs dans le monde.

C’est le refus de la résignation et le signe de la volonté de prendre ses affaires en mains, de l’aspiration à l’auto-organisation et à l’autogestion qui complètent parfaitement les mobilisations pour la justice climatique et pour les droits des femmes, les mobilisations de solidarité internationale et pour une alternative aux désastreuses politiques d’austérité.

Maintenant, toutes les conditions sont réunies pour inverser le rapport de forces et pour gagner le retrait de la loi travail : comme en mai-juin 1936, en mai 1968 ou à l’automne 1995, le blocage du pays par la grève générale est à portée de mains si les assemblées générales sur les lieux de travail décident de la grève reconductible.

L’alternative à la loi travail, c’est un code du travail qui retrouve sa fonction de protection du monde du travail face à la pression patronale, c’est la réduction massive du temps de travail à 32h par semaine, sans baisse de salaire et avec embauches correspondantes : du temps pour vivre, du travail pour toutes et tous, dans la continuité de l’histoire du mouvement ouvrier.

Reprenons confiance et espoir, toutes et tous ensemble, debout, nous pouvons gagner !

Réussir le 28 avril et ses suites, jusqu’au retrait du projet de loi « travail »

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Depuis début mars 2016, des centaines de milliers de jeunes, de salarié-es en CDI ou précaires, de retraité-es descendent dans la rue ou sur les places, en manifestation ou lors de Nuit debout. Avec le soutien de la majorité de la population, les deux tiers des personnes interrogées se prononçant pour le retrait du projet de loi « travail », qui remet en cause des décennies de conquêtes sociales. 28 avril, 1er Mai… Multiplions les manifestations et les grèves, jusqu’au retrait. Lire la suite

Tract d’Ensemble ! 06 – Mobilisons nous jusqu’au retrait de la loi travail !

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Loi Travail tract 06 – 24 mars16-03-24-2-affiches-webLa pétition #LoiTravailNonMerci a dépassé le million de signatures. Le 9 mars, nous étions 500 000 dans les rues pour exiger le retrait de cette loi. Le 17 mars, la jeunesse s’est de nouveau mobilisée. Amplifions la mobilisation, jusqu’à la grande journée interprofessionnelle du 31 mars, pour stopper le gouvernement.

Dans la lignée des contre-réformes libérales précédentes, ce projet prétend, de façon mensongère et grotesque, que faciliter les licenciements permettra de créer des emplois, alors que toutes les précédentes mesures de ce type partout dans le monde ont abouti à aggraver le chômage et la précarité !
Le projet de loi El Khomri n’est qu’une arme de guerre contre l’emploi, contre le monde du travail, contre la jeunesse.
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Communiqué d’Ensemble ! 06 – A Nice comme ailleurs, résitances et alternatives

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Un autre monde est possible et nécessaire !

            ENSEMBLE! est partie prenante de la mobilisation citoyenne et syndicale pour exiger le retrait du projet de loi travail, qui n’a été modifié par le gouvernement Hollande-Valls-El Khomri qu’à la marge
Ce projet, comme celui du CPE avant lui, n’a qu’un objectif : il s’agit, sous pression du patronat et des marchés financiers, de précariser davantage encore l’emploi, d’aggraver le chômage et de boucher davantage encore l’horizon des jeunes
La mobilisation, basée sur l’auto-organisation des jeunes, doit s’approfondir et s’étendre encore, de sa jonction avec les salarié-e-s dépendra le succès du prochain rendez-vous : la grève générale du 31 mars
            Ce succès est maintenant à portée de main !

            Ce week-end aura lieu à Nice le 13e Forum Social Départemental, un moment de rencontre et d’échanges pour toutes celles et tous ceux qui n’acceptent pas les inégalités et les injustices et qui veulent changer le monde, à commencer par ici !
Dans un monde de plus en plus inégalitaire et menacé par la terreur, l’heure n’est pas à la résignation ou à la passivité, mais à la solidarité et à la mobilisation, toutes et tous ensemble !
C’est pourquoi ENSEMBLE! souhaite le plein succès du rassemblement contre la “loi travail” de jeudi et du Forum Social Départemental de ce week-end à Nice
Des résistances à l’alternative, oui, un autre monde est possible et nécessaire !

Mercredi 23 mars 2016